Un nouvelle exposition dédiée à Li Kunwu, 19 Mars 2024

Le talentueux auteur Li Kunwu sera de nouveau à l’honneur en France dès demain, via une exposition qui se tiendra jusqu’au mois de mai.

Intitulée Lignes de Vie, l’exposition se tiendra du 20 mars au 30 mai à l’Espace Culturel ICICLE, situé dans le 8e arrondissement parisien. Devenu un artiste fort chez nous parmi ses confrères de Chine, Li Kunwu est particulièrement présent aux éditions Kana, avec des titres tels que Une vie chinoise, Les pieds bandés, Empreintes, Ma génération, celle d’une vie chinoise, Ma Maman et plus récemment Pékin-Hankou.

Le vernissage de l’exposition aura lieu ce soir, dès 18h. Li Kunwu sera lui-même présent et assurera une démonstration de son art.

Et pour évoquer le style de cet homme qui s’est toujours dédié eu 9e art, ce sont Philippe Pataud Célérier et Geneviève Clastres, les commissaires de l’exposition, qui en parlent le mieux :

Chez Li, c’est d’abord le crayon qui s’exprime et son cheminement est touffu. Les crayonnés circulent
avec une désinvolture de graffiti. Et puis à force de chevauchements quelques lignes se détachent et
se fraient un chemin. Ce que cherche Li n’est pas la ligne mais la sève en elle : une ligne de vie en
somme qui emporte dans ses reflets d’ecchymose la guillerette ossature qui fait toute sa structure.
Observez. Le trait est là courant sur ce papier de riz gorgé d’encre et d’eau, estompé à coups de
pinceau, de poignets et de paumes. Li descend dans son œuvre comme une pieuvre dans son encre.
Li gratte, griffe, égratigne, déchire, parfois, souvent, le papier qui a bu. Alors Li rustine, répare,
ravaude, rapetasse à coups de petits papiers collés les manques, les déchirures, les épidermes
écorchés avec cette ingéniosité de raccommodeur de porcelaine qu’il a souvent croqué.
Le moindre accroc est une aubaine qui donne du relief à la vie qui vit. Li n’efface rien.


Rien des multiples pistes qu’il emprunte. Ses tâtonnements, ses ratages font partie intégrante de l’œuvre
finie. À rebours de cette tradition classique soucieuse de perfection affranchie de tous repentirs.
Un monde ordonné selon ses fleurs non selon ses racines. Or ce sont celles-ci qui intéressent Li.
Ne jamais oublier d’où l’on vient.


Si « la vie est mon professeur, la société est ma salle de cours » aime t-il répéter. Pour Li autodidacte,
cette salle de cours est évidente. Quoi de plus attractif pour son regard boulimique que des lieux
où tout fourmille, que ces instants où tout s’agite. Un marché, un salon de coiffure, une tête pleine
d’idées au chaud sous les bigoudis, une maison de thé qui s’étiole en fumées entre deux thés sirotés,
un repas de famille, une partie diabolique de cartes… Regarder, observer, photographier beaucoup
aussi pour se rappeler, jusqu’à saisir le trait de caractère qui délinéera au mieux le personnage sous
sa défroque d’encre.


Li voit tout. Aucun détail ne saurait lui échapper. Pas même Li se représentant souvent en train de
croquer la scène qu’il nous donne à voir. Li veut tout voir pour tout faire voir ; montrer aussi sa façon
de travailler. Sa manière de voir ces choses qui lui – et nous – échappent. Une vision, explique-t-il,
à 360 degrés qu’il aurait héritée de son apprentissage de la balistique tandis qu’il apprenait le
maniement des armes en tant que soldat dessinateur, peu après la disparition du Grand Timonier.
À rebours des canons, quand Li prend du recul, il prend de la hauteur.


Son œil, dit-il, il le « jette au plafond » comme du papier mâché ; et puis à partir de sa rotondité
fouineuse, il observe avec la fixité d’un œil de poisson. Quitte, d’un point de vue formel, à tordre
le cou aux perspectives. Plongée, contre-plongée, vue frontale, tout peut se chevaucher dans ce
cadre où les maisons bourgeonnent comme des fruits murs. La sève, toujours la sève, jamais la ligne.
Mais si Li prend de la hauteur, il n’oublie jamais ce trait d’humour pour glisser au plus vite parmi
ses semblables. Un panthéon qui compte aussi de nombreux animaux de basse-cour sans oublier le
chien renifleur qui traîne souvent dans un coin du dessin, parfois la patte en l’air sous un chatoiement
d’encres. Comme si Dame nature tenait aussi à apposer son sceau.

Des mots à la hauteur du talent de l’artiste qui fut décoré Chevalier des ordres de l’Art et des Lettres, il y a tout juste deux ans (lire notre news).

Informations techniques :

Espace culturel ICICLE
35 Avenue George V,
75008 Paris

Horaires d’ouverture : du lundi au samedi, de 11h à 19h

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